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Inscription Cap Martinique 2021

Inscription Cap Martinique 2021

Dans la dernière nouvelle, nous vous informions que la Transquadra était décalée d’un an. Mais David et moi, avions tellement envie de voir le large en 2021, que l’on ne pouvait attendre 2022.

Nous venons de nous inscrire pour la Cap Martinique qui partira de La Trinité sur Mer, le 18 avril 2021, pour aller directement, sans escale, en Martinique. Un peu plus de 20 jours de mer.

La décision fut prise rapidement, il fallait s’adapter, c’est notre quotidien chez Adeosys, et encore heureux, il n’y avait que 55 places et nous sommes le 54ème  inscrit.

Pour le moment, on reste inscrit à la Transquadra, espérant pouvoir enchaîner les 2 courses. En ces moments compliqués, des projets comme ceux-ci, cela fait rêver !

Le projet n’est plus « Objectif Transquadra », mais « Objectif Martinique par 2 fois en 1 an »

Pour plus d’informations : https://cap-martinique.com/

Baiona – La Rochelle – Départ le lundi 8 juillet à 21h

Baiona – La Rochelle – Départ le lundi 8 juillet à 21h

La 2ème étape a été avancée encore à cause d’Eole, car nous devrions rencontrer une grosse bulle sans air en plein milieu du Golfe de Gascogne.

Au départ, on sait qu’il va falloir aller vite pour essayer de passer la porte 1 avant le trou d’air (prévu pour jeudi 10 juillet). Tout sera au près avec un vent établi de Nord-Est. Mon choix est de longer toute la côte Espagnole (Cap Finistère, Corogne) avant de piquer au milieu du Golfe de Gascogne.

Il n’y a pas de solution, il est impossible de vraiment dormir pendant les 48 premières heures (si ce n’est de petites pauses de 20 minutes). Au gré des adonnantes et refusantes, je passerais les 48h à osciller entre la 1ère place et la 5ème place en réel).

Arrivée au niveau du Cap Nord de la Corogne, le petit tour dans la baie ne sera pas du tout favorable (pas de vent), et je perdrais quelques places. Moins que certains qui m’accompagnaient depuis 2 jours en tête de course. Fini de longer la terre, direction la porte 1. On peut enfin essayer de se reposer mais ce n’est pas si simple car les pêcheurs espagnols ne mettent pas leur AIS (instrument de repérages des bateaux) en marche. Les pauses ne peuvent donc pas être longues.

Au matin du 11 juillet, je suis à nouveau dans les 5 premiers, mais le vent commence à baisser sérieusement, on n’est pas aller assez vite. Les fichiers météo indiquent qu’en passant au milieu de la porte, on devrait garder du vent. Je prends donc la décision d’aller vers le Nord (laissant les autres devant continuer vers l’Est) et pendant plus de 2h, je me laisse porter par le courant pour retrouver de l’air. Le vent rentre comme prévu et logiquement doit me porter sans problème juste que la porte 2.

A 14h30, le comité de course nous annoncera que la porte 1 sera notre ligne d’arrivée. Dommage pour ceux ayant pris l’option Nord en vue de la porte 2 car nous aurons fait plus de chemin que prévu. Reste à trouver la meilleure route couper au plus tôt la porte.

Je passerais en temps réel, la ligne d’arrivée 6ème des solitaires (juste derrière les Figaro 2 et certains SunFast 3600)

Au final, je serais classé 4ème des solitaires sur 23 bateaux et 7ème sur 36 bateaux (en comptant les doubles et équipages). Je manque le podium pour 3 minutes sur 3 jours de course !

Pornic Baiona : 3 juillet au 7 juillet – 1ère étape et surtout ma 1ère course au large en solitaire.

Pornic Baiona : 3 juillet au 7 juillet – 1ère étape et surtout ma 1ère course au large en solitaire.

(le départ a été décalé pour éviter que nous rencontrions trop tôt les orages qui sévissent sur la pointe Espagnole et on nous rallonge le parcours (500 miles) en nous obligeant à faire le tour du DST. C’est quoi le DST : un rail pour les cargos qui est interdit aux autres bateaux)

Départ, pour une bouée à dégagement à aller chercher avant de descendre sous spi vers le DST du Cap Finistère qui est à contourner. Au début, nous avons 10, 15 nœuds et il est prévu dans la nuit que cela monte à plus de 25 nœuds pendant quelques heures.
Jusque 2h, du matin, tout se passe au mieux, le bateau va vite, et je ne veux pas affaler, je veux réussir à tenir Wasabi (un autre JPK 1010 très réputé), je commence à prendre confiance en mon pilote et plus le vent forcit, plus je prends de la distance et arrive à tenir les SunFast 3600.
Mais la pantoire de tangon va lâcher, je fais un départ au tas et ressort avec une grosse cocotte dans l’étai. Ma drisse de génois étant resté à poste, le spi, s’est pris dedans et après plus de 2h de travail acharné à essayer de tout démêler, je vais prendre l’option d’étouffer mon spi avec la 2ème drisse de génois et d’aller dormir sous simple grande voile.
Au petit matin (13ème sur 23 en temps réel), toujours avec mon spi en cocotte, je vais envoyer mon spi A5 sur tangon. Cela va durer plus de 36h. Le bateau continue de bien descendre mais je n’arrive pas récupérer les places perdues.
Jeudi soir, comme convenu, nous rencontrons les orages, un coup venant du sud, alors direction plein Ouest, puis cela vient de l’Ouest alors on pique vers le Sud. Je croise plusieurs fois des bateaux faisant comme moi, objectif se sauver de l’orage.
Il est prévu, une grosse bulle d’air vendredi dans l’après-midi, l’objectif pour moi est de foncer dessus au plus vite pour pouvoir défaire tous les tours dans mon spi et mes drisses afin de pouvoir tout libérer car pour passer le DST, il va falloir que je puisse renvoyer le génois. L’avantage, c’est que le bateau est tellement stable sous A5 tangoné que je profite pour prendre de l’avance au niveau sommeil.
Vendredi 14h, enfin la bulle, après 2h de suée, tout est nettoyé (un gros cri de joie), je peux enfin renaviguer proprement. Et là, plus question de dormir, c’est du près, du louvoyage entre les cargos pour aller chercher le DST. Je suis toujours 13ème.
Au petit matin, après une bonne nuit blanche, j’apprends que je suis passé 5ème en réel. La fête ne sera que de courte durée car à la vue des bateaux qui sont loin derrière et le peu de vent, le comité de course décidera d’annuler la course et de nous demander de faire route au moteur vers Baiona.

Après cette 1ère course au large, cela permet d’analyser et d’appendre… Quand tu es en solitaire, avec des soucis…. Tu te sens vraiment seul ! Il faut garder le moral pour la suite et surtout retenir que prendre trop de de risque, n’est pas la bonne solution.

Duo Catamania 2019

Duo Catamania 2019

Semaine très réputée pour la course en double. Un plateau très relevé, nombreux sont ceux à connaitre très bien leur bateau, avoir trustés les podiums… et des professionnels aussi présents.

Nous y étions dans l’objectif d’apprendre, de se confronter aux autres JPK 10.10 afin de chercher nos réglages et trouver les manettes pour faire avancer le bateau.

Nous terminons 20ème sur 52 équipages (4ème sur les 6 JPK 10.10 à 2 points du 2ème), avec bon et du moins bons. Mais nous avons navigué toute la semaine au coude à coude avec MARY (une référence sur les JPK 10.10). Ce qui a clairement permis de s’étalonner.

  • Dimanche (Le Crouesty – Port Haliguen) : La première manche. 19ème. On a mis trop de temps à rentrer dans le match !
  • Lundi (Port Haliguen – Kernevel) : 9ème, une très belle manche avec une très bonne négociation du courant autour de Groix.
  • Mardi (Kernvel – Concarneau) : 24ème. 2 erreurs tactiques. Une au tout début (autour de Groix) et une autre à la fin, alors que nous avions réussi à bien revenir.
  • Mercredi (Concarneau – Locmiquelic) : la journée noire. Départ à l’anglaise sous SPI. Le départ est donné, nous sommes juste sous la ligne pour partir de suite sous spi mais un concurrent de très mauvaise foi, nous oblige à refuser le départ, prétextant une règle qui n’a plus lieu d’être vu que le départ est lancé. Nous préférons préserver le bateau et partons 4 minutes dernière tout le monde après avoir dû redescendre couper la ligne de départ. Nous serons chasseur pendant toute la journée pour finir 30ème après 9h de course.
  • Jeudi (Locmiquelic – La Trinité sur mer) : 24ème. Tout s’est joué sur la sortie de Lorient. Nous avons à nouveau mal négocié le courant de Groix.
  • Vendredi (La trinité – Le Crouesty) : 22ème.  Une manche difficile avec très peu de vent. Nous faisons à nouveau une erreur sur le courant rentrant dans le Golfe du Morbihan. Dommage, nous étions 1er des JPK 10.10 ! Cela nous coûte 10 places ….

Le bilan est positif, on sait que l’on peut faire avancer le bateau, que l’on tient les autres JPK 10.10. Par contre, il va falloir bosser nos tactiques et s’y tenir car par 2 fois, nous n’avons pas appliqué la tactique prévue avant le départ… or elle était bonne.

Course des iles 2019

Course des iles 2019

1ère course en solitaire du 3 au 7 juin avec une manche de nuit.

La météo prévue est clémente. Cela ne devrait pas être trop sportif et permettra de bien travailler les manœuvres et de prendre son temps pour chercher les réglages.

Mais la météo va jouer des siennes :

  • Lundi : course raccourcie avec un direct Crouesty Belle-île en passant par les Chariots. Très peu de vent, voir pas du tout de vent, en prenant bien au large, on arrive à garder du vent, mais en fin d’après-midi le vent rentre et les petits rating peuvent combler leur retard.
  • Mardi : tour de belle-île annulé pour cause de BMS (Bulletin Météo Spéciale).
  • Mercredi : route directe de Belle-île à l’Herbaudière. Encore très peu de vent pendant les 3/4 de la course. Le scénario est le même que lundi….
  • Jeudi : parcours entre l’Herbaudière à Piriac-sur- Mer. Enfin une manche avec du vent. La 1ère et la seule de la semaine !
  • Vendredi : Miguel passe, nous sommes tous à l’abri au port.

Le bateau finira 13ème sur 30 bateaux.
J’aurais bien plus de regret de n’avoir quasiment pas couru que pour le classement.

Armen Race 2019

Armen Race 2019

Départ, jeudi 30 mai à 14h pour l’Armen Race. Parcours d’un peu plus de 200 miles.
Le parcours a été raccourci pour cause de gros risque de manque de vent.
Le départ se passe plutôt pas mal. Puis à la tombée de la nuit, le vent tombe complètement. En milieu de nuit, grosse rosée, il pleuvait sur le bateau avec l’eau qui tombait des voiles (cela les a rincées. merci..).
A petit matin, nous sommes en chemin vers les Glénans, sous une brume tellement épaisse que l’on ne voit rien à 50 m.(Merci à l’AIS pour savoir qui est à côté de nous).
Il faudra attendre la pointe de Penmarch pour voir le soleil.
En début de soirée (vendredi), nous sommes à l’approche de la bouée Uship 1.
Afin de préparer notre routage pour le retour, nous téléchargeons les nouveaux modèles météo. Si on veut un peu de vent, il faut partir au large.. mais rien n’est sûr. On peut se retrouver au large, sans vent, pas assez de gasoil pour rentrer… et là, ça peut vraiment se compliquer.
Comme dimanche, j’ai une contrainte professionnelle, que David a des rendez-vous lundi matin sur Brest, nous préférons prendre la décision d’abandonner et de rentrer au plus court au moteur.
Il s’avéra par la suite, que pour ceux restés en course, c’est passé, ils sont arrivés en fin de nuit dimanche matin. Plus de la moitié de la flotte n’a tout de même pas passée la ligne à temps.

Nous ne regrettons pas notre choix, car la voile est notre passion, mais nous avons avant tout une vie professionnelle.