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Spi Ouest France 2020 (60 bateaux en IRC double, la plus grosse flotte)

Spi Ouest France 2020 (60 bateaux en IRC double, la plus grosse flotte)

La météo annoncée, ce coup-ci, devait nous être favorable car elle était quasiment identique à l’automne dernier. Mais le week-end ne va pas se passer aussi bien qu’on pouvait l’espérer.

1er jour :
Départ décalé, vendredi à 14h pour laisser le vent baisser légèrement. Départ sous SPI dans 22 nœuds, sous S4 (grand spi lourd), le vent va baisser toute la descente (nous n’avons pas le bon spi), pour remonter à l’arrivée de la Roche de la Vieille (près de Houat) à 30 nœuds. Nous arrivons tribord intérieur, nous avons la place et allons très vite et sommes déjà engagé quand le premier des bateaux arrivant de droite, cherche à nous couper la route et nous envoyer sur le rocher. Impossible de passer derrière, nous temporisons pour empanner, faisons un gros vrac pour stopper le bateau et surtout ne pas s’échouer sur le rocher. Sortie de là, notre génois est déchiré, plus de 10 minutes pour tout ranger. Dégoûtés, nous abandonnons et rentrons au port pour réparer et repartir demain. Mais surtout soulagés de ne pas avoir cassé bien plus ! Cela va nous coûter plus de 10 places au général car avec l’abandon, on marquera 61 points (c’est plus que pour 3 manches cumulées !!!)


2ème jour :
Heure du départ décalée, mais là c’est parce que les pécheurs ont bloqué le port, pour se faire entendre. Départ à 13h, toujours sous spi (à l’anglaise) pour le même parcours. Sur la 1ère partie, nous gérons très bien en gardant toujours de l’air, mais tirons un peu trop à gauche, on aurait dû se recaler un peu plus tôt. Passage du Rocher de la Vieille, encore tribord à l’intérieur, mais ce coup-ci les bateaux respectent l’engagement et ne vont surtout pas chercher le contact. (Merci). Nous sommes dans le milieu de flotte.
S’en suit une remontée au près, pour aller chercher la Chimère (Presqu’ile de Rhuys). Nous optons pour passer par la gauche, c’est payant, on recolle nos concurrents directs mais on ne reste pas assez à gauche, le bénéfice est là mais on aurait pu faire mieux.
Puis direction l’arrivée au Petit Trého (devant la trinité), c’est une course de vitesse où le plus compliqué va être de gérer les gros IRC en équipage qui arrivent derrière et qui nous marchent dessus. Nous finirons 17ème.


3ème jour :
Encore un départ à l’anglaise, direction la Chimère. Un peu plus de 20 nœuds, nous sommes sous S4 (notre S2 étant moins performant au-dessus de 18 nœuds) excellent départ et cela se passe bien, mais les derniers 500m seront très mal gérés, nous visons la cardinale or c’est une bouée gonflable. Résultat au lieu de passer devant le paquet de bateau, nous nous retrouvons dans le paquet. Nous anticipons en affalant les premiers : Objectif, ne rien casser et se faufiler en restant manœuvrant. Nous contournons un peu la meute et repartons au près.
S’en suit une traversée de la baie Quiberon, au près, le bateau va bien, on est sous Solent, nous manquons un peu de puissance mais cela se passe bien et reprenons des bateaux en chemin. Arrivée à la marque. Encore un bateau qui refuse l’engagement intérieur et qui va chercher le contact. Puis petit tricotage le long de Quiberon, pas trop mal géré avant d’arriver à Bugalet et prendre directement la direction de l’arrivée. Nous allons nous battre pendant 3 milles avec un A35 en équipage qui fait tout pour nous prendre notre vent, jusqu’au point d’envoyer un Spi au-dessus de nous, de ne pas le tenir mais de rester haut juste au-dessus, sans nous passer. Il arrivera à nous faire perdre les quelques secondes qui nous coûteront 2 places. Nous finirons 18.


On sort du SPI, un peu dégoûtés et déçus, de la mentalité de certains qui font tout pour aller au contact. A l’image du Télégramme où un Figaro 3 avait voulu nous couper en 2 à une marque sous le vent.

Et on retiendra 3 points :
1- Quand il y a beaucoup de bateaux, il faut qu’on l’intègre plus dans notre stratégie initiale.
2- A moins d’un jury direct sur l’eau (dommage c’était dans les IC…), difficultés pour réclamer en double : noter l’heure, les numéros de voile, témoins de la situation, etc… pour une réclamation recevable. Au delà de tirer le drapeau rouge et de héler « proteste », pas facile en double en manœuvrant sur une auloffée.
3-  Il faut peut-être plus anticiper les bateaux de derrière (en équipage) qui vont plus vite (nous avons un des plus petits rating de la flotte) et chercher à plonger très tôt pour éviter de devoir monter pour ne pas se faire couvrir, car à la fin, on n’est pas gagnant sur la route !


Les courses de la saison sont terminées. Maintenant préparation pour la Cap Martinique. Logiquement vu l’espace, on ne devrait pas trouver de bateau qui viennent chercher le contact.

 

Atlantique Télégramme 2020

Atlantique Télégramme 2020

La météo annoncée ne nous était pas favorable. Très peu de vent, moins de 10 nœuds or depuis le début que nous naviguons sur le bateau, nous n’arrivons pas à le faire avancer dans les petits airs.

On se présente donc vendredi sur la ligne de départ de la 1ère manche avec beaucoup d’appréhension.

1ère manche : Très bon départ, on a prévu de partir sur la gauche du parcours, aie, c’était à droite qu’il fallait aller. Le vent étant plus fort côté terre avec un meilleur angle. A la bouée de dégagement, on n’est pas très bien placé. Mais les sensations sur le bateau sont pas mal et on trouve qu’il va beaucoup mieux qu’avant. Descente sous SPI, pour une fois, on ne perd rien et 2ème remontée au près… Le bateau avance bien, on est pour la 1ère fois dans les petits airs dans ses cibles de vitesse. On finira 8ème.

2ème manche : Encore un bon départ, ce coup-ci, on va privilégier la droite du parcours et allons rester tout le temps dans le groupe où l’on doit être. La descente sous spi vers la ligne d’arrivée sera un peu compliquée car des bateaux vont chercher à nous couvrir… On attend avec impatience les résultats pour savoir si notre ressenti des performances du bateau est bien là. 2ème. Ouf, pour la 1ère fois, on se place bien dans des petits airs.

3ème manche : Compliqué, le vent va tourner et seuls les tout premiers, vont accrocher les bons airs. Il faut dire que l’arrivée avec les IRC équipages ne nous aide pas…on a bien dû perdre 4 places avec les dévents des gros IRC. Derrière, on fera plus de route. 9ème

4ème manche : 4 départs, à chaque fois très bien placé, avec le risque de sauter car 3 départs sous Black Flag (tu es au-dessus de la ligne, tu es éliminé même si tu redescends dessous !). Le bateau va toujours bien, les sensations sont là avec juste un tout petit déficit sous spi. On ne fera pas d’erreur, mais un Figaro 3 viendra nous fermer la porte sur une bouée sous le vent (il n’avait pas le droit), obligé d’affaler en catastrophe, refuser de passer la bouée, un tour sur nous même et relancer le bateau. La manœuvre va nous bien coûter 2 minutes. On finira 2ème.

Résultat du week-end : 5ème sur 24.

« Un grand Merci à Jean-Pierre KELBERT qui m’a expliqué les erreurs que l’on faisait sur le réglage de notre gréement pour les petits airs, car sans cette correction avant le week-end, cela aurait été bien plus compliqué ! »

Bravo à Penny Aubert sur Georgia pour sa 2ème place de l’Atlantique Le Télégramme 2020!

 

Nuit de l’Armen : 5 et 6 septembre

Nuit de l’Armen : 5 et 6 septembre

Parcours : sortie de baie de Quiberon, contournement de Belle-Ile, puis de Groix, puis à nouveau de Belle-Ile , de Groix et arrivée à Lorient.

Le départ se passe pas trop mal, nous sommes bien dégagé et le début de descente sous spi se passe bien.

Sortie de la baie de Quiberon, nous partons un peu plus serré au vent que les autres pour aller rapidement vers Belle-Ile, espérant toucher un meilleur angle de vent à la côte pour aller sur la bouée les galères. Mais c’était sans penser que l’arrivée à la bouée serait sur bâbord amure alors qu’une flotte de 20 bateaux arrive tribord (donc prioritaires)!

Cette option va nous obliger à contourner la côte, un peu trop près et résultat on aura du dévent.

Sortie de Belle-Ile, tous les routages, nous indiquent d’aller le plus au large (à fond de gauche), mais le bateau a beaucoup de mal à passer les vagues (est-ce la faute à notre réglage de gréement que nous venons de tester ? 0.5 noeuds de moins que nos polaires habituelles). On va remonter vers Groix en jouant avec les bascules de vent, mais ceux qui auront pris l’option large, vont toucher une bascule de vent (30°) et c’est fini : la partie est jouée. On est à droite et tous ceux qui sont à gauche vont ressortir bien loin devant…

S’en suit, une descente sous spi entre Groix et Belle-île, nous avons toujours un déficit de vitesse sous Spi lorsque qu‘il faut descendre.

Puis à nouveau une remontée vers Groix au près, même si l’état de la mer n’a pas changé, on trouve un meilleur compromis pour passer les vagues. Dans la nuit, l’état de la mer s’améliore et le bateau va de mieux en mieux, cela va limiter la casse car au 2ème tour de Belle-Ile, on devait bien pointer dans les derniers !

Au final, nous finissons 36ème sur 52 (et 6ème sur 7 JPK 10.10). Et ç’est Papillon, un autre JPK 10.10 avec qui nous nous battons sur l’eau lors de nos entrainements, qui gagne l’Armen Race, un sans-faute au niveau tactique.

Vous allez dire pourquoi jouer sur notre gréement lors des courses : Pas d’entraînement au printemps, il faut bien que l’on arrive à trouver notre réglage, alors on prend le risque lors des courses pour cette saison. Au moins, on sait qu’il n’est pas bon !
Après il n’est pas qu’en tort, nous devons nous obliger à faire ce que nous avons décidé, quitte à ce que cela soit dur !

Cap 300 miles

Cap 300 miles

Cette course était qualificative pour la Cap Martinique, il fallait la terminer.
35 bateaux au départ :
13 bateaux en solo (7 sur la ligne d’arrivée),
22 en duo (18 sur la ligne d’arrivée)
Initialement, le parcours faisait 344 miles, pour cause de manque de vent à partir du dimanche midi, il est réduit à 270 miles, mais en fait on va parcourir 330 miles avec l’orientation des vents.

Beaucoup de casse, bateaux, voiles (surtout des spis) et problèmes de pilote… 10 abandons…bref une course qualifiée d’engagée.
« On a eu aussi notre lot de petits ennuis. 2 fois la mâchoire du tangon s’est ouverte. La 2ème fois, grosse cocotte qui a nécessité plus de 30 minutes d’empannages, de fausses pannes pour descendre le spi avec une petite déchirure… »

Départ samedi 29 août à 10h30 dans la baie de Kerjouanno, pour descendre jusqu’au plateau de Rochebonne (à l’ouest de l’Ile de Ré).

Logiquement, nous devons descendre vite avec du vent et des grains… nous décidons de partir avec notre S4 (grand spi solide, un peu plat). Les grains vont être là, mais sans vent, dans la descente, nous faisons un peeling (changement de de SPI) pour passer sur notre S2 (plus grand Spi), A l’approche de Rochebonne, les grains avec vent sont là, on voit les bateaux partir un peu dans tous les sens, les spi s’emmêlent.. bref, il y en a qui sont en combat !

A Rochebonne à 20h50, nous sommes en retard (très en retard) sur les bateaux que l’on doit tenir (2ème groupe de bateau)… s’en suit une remontée au près de plus de 100 miles avec pendant plusieurs heures, des claques à 30 nœuds, sous GV (grand voile) haute et solent (petit génois). Le bateau va bien. A 4h du matin, le vent baisse (15 à 20 nœuds), il faut changer la voile d’avant (c’est parti pour un tack change avec 2 m de creux, ça mouille). A 11h, nouveau tack change pour passer sous grand génois (c’est beaucoup plus calme). Une très bonne option dans le passage des sœurs (entre Houat et Hoëdic) et à 14h45 à Meaban, nous avons recollé les bateaux.

Cela fait plus de 28h que nous sommes partis et on ne peut pas dire que l’on ait pu beaucoup de se reposer ou dormir.

Première boucle faite, on ressort de la baie de Quiberon, direction les Glénans. Les fichiers météo annoncent une bulle d’air en chemin avec du vent qui doit rentrer de terre en Nord-Est. Nous prenons l’option de passer entre Groix et Lorient. La stratégie sera fatale… plus de 2h de pétole à l’arrêt à regarder les bateaux ayant pris l’option sud continuer d’avancer ! On ne sera pas les seuls à s’être fait piéger.

Le retour vers la baie de Quiberon ne sera pas simple à négocier (seul avantage : les 35 miles de descente des Glénans vers Quiberon, vont nous permettre de bien récupérer) car nous allons arriver face au courant et on va tous perdre du temps par rapport à ceux qui étaient devant et qui sont rentrés en baie avant 6h du matin. On a 2h de retard sur le 1er groupe, ce n’est pas beaucoup mais là avec le courant de face sur plus de 10 miles, cela va coûter très cher !

Arrivé, dimanche matin à 11h15 pour finir 12ème sur 35 bateaux, 9 ème sur 22 duo. Pas de regrets, nous n’aurions pas pu mieux faire que la 6ème place…

Mention spéciale pour nos amis Dominique et Jean sur SNA Numérobis (l’autre JPK 10.10) qui nous ont eu dans le rétroviseur pendant longtemps. Bravo les gars!

Drheam Cup du 19 au 22 juillet 2020 : Cherbourg, la Trinité-sur-Mer en passant par l’Angleterre : 450 miles

Drheam Cup du 19 au 22 juillet 2020 : Cherbourg, la Trinité-sur-Mer en passant par l’Angleterre : 450 miles

La météo annoncée est un peu compliquée :

  • Dès le départ un front froid coupe la montée vers l’Angleterre avec une grosse bascule du vent prévue (à droite).
  • Sur le bord au Sud de l’Angleterre de Plymouth à Cap Lizard, une bulle est en train de se former et on risque de se retrouver avec un gros trou d’air sur le chemin.

 

Débriefing de notre course :

Le départ (19 juillet à 13h) se passe plutôt bien, et tout le long de la côte française, il faut jouer entre tous les concurrents (Class 40, Figaro 3, IRC Equipage, IRC Double), soit plus de 70 bateaux partis ensemble avec des vitesses bien différentes et négocier les veines de courants.

La première bouée, nous faisons un petit over «  un peu trop de parcours fait » (on est loin d’être les seuls), à cause du courant qui nous a monté bien plus que prévu.

A la deuxième bouée, nous mettons le clignotant vers l’Angleterre. l’objectif, monter à gauche du parcours aller vite et à l’arrivée du front froid, aller très vite à droite du parcours. Nous n’allons pas assez à gauche et le front passe tellement vite que nous ne l’anticipons pas bien (1ère erreur).

A W Shambles (1er marque de l’Angleterre), nous ne sommes pas bien placés, il fait nuit noire (1h du matin, le 21 juillet), il y a 20-25 nœuds de vent, nous ne sommes pas assez lucides et au lieu d’abattre et d’envoyer le grand spi pour aller vite et de ne pas se faire piéger par la bulle d’air qui arrive, nous faisons route directe vers le prochain waypoint « point de passage » (2ème erreur). Vers 3h du matin, nous envoyons notre A5 et là, nous commençons à  revenir sur les concurrents de devant (on aurait pu aller plus vite avec le grand spi S2 mais on a préféré ne pas risquer de le déchirer car on va en avoir besoin ensuite pendant plus de 12h). Lorsque que nous récupérons les autres concurrents, ils décident d’envoyer leur spi et d’abattre. Dure décision à prendre, faire comme eux ou revoir notre parcours. Après analyse, nous décidons d’aller à terre chercher du thermique plutôt que d’espérer passer par le sud. Cette journée du 20 juillet sera longue avec 3h de pétole en plein cagnard à attendre la brise thermique, qui rentre bien et nous permet à Wolf Rock vers 22h d’avoir récupéré une bonne partie de nos concurrents directs.

La descente vers le point virtuel au sud du DST de Ouessant, ce sera sous Grand Spi. Nous décidons de partir sur la gauche pour se faire aider par le courant alors que les autres concurrents misent sur la droite. Ne voulant pas être trop gourmands et aller à nouveau seuls sur une option, nous n’irons pas trop loin sur la gauche. Une bonne préparation pour la Cap Martinique un peu plus de 100 miles en moins de 12h et sur la journée du 21 juillet : 193 miles en 24h.

Au Sud de Ouessant (le 21 juillet à 10h), nous nous retrouvons à 3 JPK 1010 (SNA, Papillon et nous). Va s’en suivre, une course à couteaux tirés de 24h entre nous. Nous sommes le 3ème à ce moment-là. C’est top, avec des bateaux identiques, on va pouvoir passer des heures à apprendre et voir comment tirer au mieux sur les performances du bateau.

A l’approche de la Chaussée de Sein, devant les 2 bateaux commencent à ralentir. Nous en profitons pour envoyer notre A5, tirer un peu la barre et nous voilà partis pour plusieurs heures de reaching avec des surfs à plus de 15 nœuds. A 21h30, nous avons pris la tête des 3 bateaux.

A l’entrée de la baie de Quiberon, nous avons réussi à leur prendre 1 mille, ce sera suffisant pour rester devant.

Ce que nous retiendrons :

  • Il ne faut pas que nous naviguions avec des Waypoints de parcours affichés en permanence car on ne suit plus notre route météo mais trop la route directe.
  • On a beaucoup travaillé sur les réglages du pilote et on commence à trouver de bons réglages.
  • Il ne faut pas se limiter à 3 voiles d’avant. Si nous avions eu notre 2ème grand Spi (S4), nous l’aurions envoyé dès 3h du matin, le 20 juillet et on aurait pu cavaler bien plus vite pour éviter de se retrouver dans la pétole pendant 3h.
  • Le plus important, notre parcours qualificatif pour la Cap Martinique est fait !

Au final, nous finissons 10ème sur 26 bateaux en Duo, 1er des JPK 1010.

David & Ludo

Course amicale de ralliement à la Drheam Cup du 13 au 15 juillet 2020

Course amicale de ralliement à la Drheam Cup du 13 au 15 juillet 2020

Départ à 15h, sortie du chenal de la Teignouse.17 bateaux, en solitaire, double et équipage. Avec une seule envie se tirer la bourre jusqu’à Cherbourg, sans aucune marque de parcours, juste une ligne d’arrivée à « la Digue de la Grande Rade de Cherbourg ».

La météo prévue est plus sympa : Peu de vent pour monter au Raz de Sein, ce qui nous permet de passer à la renverse du courant pour monter jusqu’au Four avec le courant, puis le vent doit monter un peu pour nous envoyer au largue vers la pointe de Cherbourg et une arrivée vers 4h du matin, le mercredi 15.

Au départ, nous sommes un peu gênés par certains bateaux, ce qui nous oblige à nous écarter de la route. Ceci est à notre avantage car nous voulons aller vite à fond de droite vers Doëlan alors que tous les autres bateaux restent au près direction le nord de l’Ile de Groix. Au passage à Lorient, on mange notre pain noir car tous les bateaux sont devant, surtout Penny avec son SunFast 3200 « Georgia » qui va très vite. Mais arrivé à Doëlan, la bascule de vent (de la droite…) est bien là et pendant plus de 2h on va tricoter le long de la côte au nord de toute la flotte, pour récupérer les 1ers bateaux au nord de Glénan. S’en suit une nuit sans trop de vent (6 – 8 nœuds) pour traverser la baie d’Audierne où Georgia va encore s’envoler alors qu’il est juste sous notre vent. On ne le récupéra jamais….

Le passage du Raz est tranquille, le vent nécessaire pour ne pas sentir le courant, mais le brouillard et le crachin brestois s’invitent à la partie… Puis nous abordons le passage de l’entrée du goulet de Brest, où nous jouons avec les veines de courants, puis le Four, où pour essayer de récupérer les 1ers, nous allons couper par le chenal méridional de Portsall (peu de mer, une très bonne visibilité, mi marée montante, petit coef : c’est jouable).

Sortie des cailloux entre le Relec et le Trepied, nous sommes dans les 1ers à envoyer notre Code 0, puis le vent monte…. Fichier météo chargé, on voit que le vent va monter à plus de 25 nœuds (fichier donc pas loin de 30 nœuds). Nous prenons un ris dans la grand voile et nous voilà parti pour 7h de débridé avec des surfs à 12 nœuds dans les rafales. (La houle latérale a tendance à nous emporter dans notre élan de surfs endiablés mais nous restons raisonnables pour garder le cap sur le waypoint de Guernesey (surtout ne pas abattre de trop…).

Avec le vent forcissant vers 19h, si nous continuons comme cela nous ne passerons pas Guernesey du bon côté, nous affalons le Code 0 (et oui, nous ne l’enroulons pas). Lors du passage au Four, on aurait eu un gros avantage à l’envoyer mais on avait peur de rencontrer un problème d’enroulement. Nous avons eu bien raison car le bout est encore sorti de la galette… Si on avait dû le faire dans les cailloux, cela aurait été bien compliqué.

Comme nous allons faire le reste du chemin sous génois, nous renvoyons toute la grand voile.

A 3h30 du matin, nous sommes au Raz Blanchard et ses 3 nœuds de courant avec nous … bien car nous sommes à 7 nœuds mais à plus de 10 nœuds sur le fond.

Passer la Plate de Cherbourg, nous n’avons plus que 11 miles à faire. Nous aurions dû renvoyer notre A5 (petit asymétrique), mais la course est quasiment jouée, on va préférer préserver notre spi pour la prochaine course. (C’est en vieillissant, qu’on devient raisonnable ! : certains appellent ça l’expérience…).

On passera la ligne d’arrivée à 5h02 du matin, juste derrière le Grand Soleil 34 que nous avons récupérer sur la ligne, mais pas Penny avec son « Georgia » qui a toujours été vite, et sans erreur de parcours. Il aura passé la ligne avec 28 minutes d’avance sur nous. (Bravo, c’était propre !)

Au final, on finira 2ème en temps compensé, avec l’envie que notre Code 0 fonctionne sans problème sur la prochaine course car on aurait pu faire plus vite mais en prenant des risques vus que le système n’est pas encore fiable à 100%.

David et Ludo