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Samedi 10 octobre – 1er entrainement

Samedi 10 octobre – 1er entrainement

Parcours spécifique SNT Cap Martinique – 21 bateaux en double.

Départ – Bouée Basse nouvelle – Bouée Basse du milieu – Pot de fer – Les chariots – Les grands cardinaux – Danger isolé Locmariaquer – arrivée La trinité.
(en gros, départ, tour de Houat – Hoedic, passage vers l’entrée de la presqu’il et retour) : 40 miles

Départ entre la maison des douaniers et une ligne Ouest -Est à la côte.

Pour une fois, nous échangeons nos postes à bord : Ludo barre, David équipe. Ludo souhaitait retrouver un peu de sensations à la barre, en effet la période de début de saison ne lui avait pas permis de faire ses traditionnelles courses en solo. Bonne idée, cela permettait aussi de travailler notre communication à bord, se rendre compte des difficultés de chacun aux différents postes.

Le vent étant léger/médium, nous affinons notre réglage de gréement (celui qui nous manquait).

Départ sous spi (grand spi symétrique S2), nous nous positionnons sous la flotte au départ, l’idée générale étant de se dégager au plus vite du dévent de la côte et se retrouver plus lofés sur le parcours vers la marque. Nous partons environ 1 minute après les premiers n’ayant pas bien relevé l’alignement de la ligne virtuelle.

La première partie se passe bien, bonne vitesse du bateau. Malheureusement, à l’approche de la bouée Basse Nouvelle, les concurrents au-dessus bénéficient d’un couloir de vent (Isthme de penthièvre) et sans doute d’une effet « côte à gauche » (vent un peu plus à gauche et plus fort +- 2-3 nœuds) en étant plus proche de la presqu’ile. Affalage à la bouée dans le sac et remontée sous génois pour repartir vers Basse du milieu. Nous sommes un peu à la traîne mais rien de grave. Renvoi du grand spi. Nous restons plus à droite du parcours et bénéficions d’un peu plus de pression au large (nous évitons les dévents et de tampon de houat et hoëdic). Bien que ayons empanné un peu tôt, nous arrivons à descendre direct sur la bouée « les chariots » en ayant un peu recollé le paquet. Le passage des grands cardinaux sera un peu tendu à cause des cailloux affleurants (Patrice Carpentier en fera la mauvaise expérience, ça nous fait toujours très mal au cœur quand un bateau touche). Nous décidons de tirer la barre et de passer sous la flotte (bien que très peu de coef, le courant étant traversier -mi-marée descendante- nous montant sur la bouée « danger isolé Locmariaquer », nous aurons plus de vitesse). Nous grapillons encore quelques longueurs.

Remontée au prés de 11.5 miles jusqu’à l’arrivée : très tactique.

Première partie sur 6 miles : vent très oscillant (+/- 15° – période 8 à 10 minutes tendance gauche), nous jouons aves les ados / refus au milieu du parcours. Cela se passe très bien avec les copains et revenons à une dizaine de longueurs du premier JPK 1010 SNA Numérobis.

Pour la seconde partie, sur les fichiers Aromes (visiblement décalés d’environ 2h30), le vent prévu donnait plus de droite à droite (coté Rhuys) mais moins de pression (les premiers gros bateaux en avant en ont bénéficié) et une rotation gauche à plus courte échéance à gauche avec plus de pression. Nous choisissons un final à gauche. Ceci sera bien plus payant que nous ne l’espérions car nous touchons bien plus de gauche que prévu (Effet de site ou canalisation à étudier ?) nous permettant de recoller les premiers bateaux.

Résultat : 4ème.
Bravo à Thomas sur JUZZI et à Alain et Jean Marc sur UN PAPILLON CONTRE L’ECZEMA (partis à droite au près mais qui ont su recroiser à temps à gauche devant SNA et nous : quel talent !)

Spi Ouest France 2020 (60 bateaux en IRC double, la plus grosse flotte)

Spi Ouest France 2020 (60 bateaux en IRC double, la plus grosse flotte)

La météo annoncée, ce coup-ci, devait nous être favorable car elle était quasiment identique à l’automne dernier. Mais le week-end ne va pas se passer aussi bien qu’on pouvait l’espérer.

1er jour :
Départ décalé, vendredi à 14h pour laisser le vent baisser légèrement. Départ sous SPI dans 22 nœuds, sous S4 (grand spi lourd), le vent va baisser toute la descente (nous n’avons pas le bon spi), pour remonter à l’arrivée de la Roche de la Vieille (près de Houat) à 30 nœuds. Nous arrivons tribord intérieur, nous avons la place et allons très vite et sommes déjà engagé quand le premier des bateaux arrivant de droite, cherche à nous couper la route et nous envoyer sur le rocher. Impossible de passer derrière, nous temporisons pour empanner, faisons un gros vrac pour stopper le bateau et surtout ne pas s’échouer sur le rocher. Sortie de là, notre génois est déchiré, plus de 10 minutes pour tout ranger. Dégoûtés, nous abandonnons et rentrons au port pour réparer et repartir demain. Mais surtout soulagés de ne pas avoir cassé bien plus ! Cela va nous coûter plus de 10 places au général car avec l’abandon, on marquera 61 points (c’est plus que pour 3 manches cumulées !!!)


2ème jour :
Heure du départ décalée, mais là c’est parce que les pécheurs ont bloqué le port, pour se faire entendre. Départ à 13h, toujours sous spi (à l’anglaise) pour le même parcours. Sur la 1ère partie, nous gérons très bien en gardant toujours de l’air, mais tirons un peu trop à gauche, on aurait dû se recaler un peu plus tôt. Passage du Rocher de la Vieille, encore tribord à l’intérieur, mais ce coup-ci les bateaux respectent l’engagement et ne vont surtout pas chercher le contact. (Merci). Nous sommes dans le milieu de flotte.
S’en suit une remontée au près, pour aller chercher la Chimère (Presqu’ile de Rhuys). Nous optons pour passer par la gauche, c’est payant, on recolle nos concurrents directs mais on ne reste pas assez à gauche, le bénéfice est là mais on aurait pu faire mieux.
Puis direction l’arrivée au Petit Trého (devant la trinité), c’est une course de vitesse où le plus compliqué va être de gérer les gros IRC en équipage qui arrivent derrière et qui nous marchent dessus. Nous finirons 17ème.


3ème jour :
Encore un départ à l’anglaise, direction la Chimère. Un peu plus de 20 nœuds, nous sommes sous S4 (notre S2 étant moins performant au-dessus de 18 nœuds) excellent départ et cela se passe bien, mais les derniers 500m seront très mal gérés, nous visons la cardinale or c’est une bouée gonflable. Résultat au lieu de passer devant le paquet de bateau, nous nous retrouvons dans le paquet. Nous anticipons en affalant les premiers : Objectif, ne rien casser et se faufiler en restant manœuvrant. Nous contournons un peu la meute et repartons au près.
S’en suit une traversée de la baie Quiberon, au près, le bateau va bien, on est sous Solent, nous manquons un peu de puissance mais cela se passe bien et reprenons des bateaux en chemin. Arrivée à la marque. Encore un bateau qui refuse l’engagement intérieur et qui va chercher le contact. Puis petit tricotage le long de Quiberon, pas trop mal géré avant d’arriver à Bugalet et prendre directement la direction de l’arrivée. Nous allons nous battre pendant 3 milles avec un A35 en équipage qui fait tout pour nous prendre notre vent, jusqu’au point d’envoyer un Spi au-dessus de nous, de ne pas le tenir mais de rester haut juste au-dessus, sans nous passer. Il arrivera à nous faire perdre les quelques secondes qui nous coûteront 2 places. Nous finirons 18.


On sort du SPI, un peu dégoûtés et déçus, de la mentalité de certains qui font tout pour aller au contact. A l’image du Télégramme où un Figaro 3 avait voulu nous couper en 2 à une marque sous le vent.

Et on retiendra 3 points :
1- Quand il y a beaucoup de bateaux, il faut qu’on l’intègre plus dans notre stratégie initiale.
2- A moins d’un jury direct sur l’eau (dommage c’était dans les IC…), difficultés pour réclamer en double : noter l’heure, les numéros de voile, témoins de la situation, etc… pour une réclamation recevable. Au delà de tirer le drapeau rouge et de héler « proteste », pas facile en double en manœuvrant sur une auloffée.
3-  Il faut peut-être plus anticiper les bateaux de derrière (en équipage) qui vont plus vite (nous avons un des plus petits rating de la flotte) et chercher à plonger très tôt pour éviter de devoir monter pour ne pas se faire couvrir, car à la fin, on n’est pas gagnant sur la route !


Les courses de la saison sont terminées. Maintenant préparation pour la Cap Martinique. Logiquement vu l’espace, on ne devrait pas trouver de bateau qui viennent chercher le contact.

 

Atlantique Télégramme 2020

Atlantique Télégramme 2020

La météo annoncée ne nous était pas favorable. Très peu de vent, moins de 10 nœuds or depuis le début que nous naviguons sur le bateau, nous n’arrivons pas à le faire avancer dans les petits airs.

On se présente donc vendredi sur la ligne de départ de la 1ère manche avec beaucoup d’appréhension.

1ère manche : Très bon départ, on a prévu de partir sur la gauche du parcours, aie, c’était à droite qu’il fallait aller. Le vent étant plus fort côté terre avec un meilleur angle. A la bouée de dégagement, on n’est pas très bien placé. Mais les sensations sur le bateau sont pas mal et on trouve qu’il va beaucoup mieux qu’avant. Descente sous SPI, pour une fois, on ne perd rien et 2ème remontée au près… Le bateau avance bien, on est pour la 1ère fois dans les petits airs dans ses cibles de vitesse. On finira 8ème.

2ème manche : Encore un bon départ, ce coup-ci, on va privilégier la droite du parcours et allons rester tout le temps dans le groupe où l’on doit être. La descente sous spi vers la ligne d’arrivée sera un peu compliquée car des bateaux vont chercher à nous couvrir… On attend avec impatience les résultats pour savoir si notre ressenti des performances du bateau est bien là. 2ème. Ouf, pour la 1ère fois, on se place bien dans des petits airs.

3ème manche : Compliqué, le vent va tourner et seuls les tout premiers, vont accrocher les bons airs. Il faut dire que l’arrivée avec les IRC équipages ne nous aide pas…on a bien dû perdre 4 places avec les dévents des gros IRC. Derrière, on fera plus de route. 9ème

4ème manche : 4 départs, à chaque fois très bien placé, avec le risque de sauter car 3 départs sous Black Flag (tu es au-dessus de la ligne, tu es éliminé même si tu redescends dessous !). Le bateau va toujours bien, les sensations sont là avec juste un tout petit déficit sous spi. On ne fera pas d’erreur, mais un Figaro 3 viendra nous fermer la porte sur une bouée sous le vent (il n’avait pas le droit), obligé d’affaler en catastrophe, refuser de passer la bouée, un tour sur nous même et relancer le bateau. La manœuvre va nous bien coûter 2 minutes. On finira 2ème.

Résultat du week-end : 5ème sur 24.

« Un grand Merci à Jean-Pierre KELBERT qui m’a expliqué les erreurs que l’on faisait sur le réglage de notre gréement pour les petits airs, car sans cette correction avant le week-end, cela aurait été bien plus compliqué ! »

Bravo à Penny Aubert sur Georgia pour sa 2ème place de l’Atlantique Le Télégramme 2020!

 

Nuit de l’Armen : 5 et 6 septembre

Nuit de l’Armen : 5 et 6 septembre

Parcours : sortie de baie de Quiberon, contournement de Belle-Ile, puis de Groix, puis à nouveau de Belle-Ile , de Groix et arrivée à Lorient.

Le départ se passe pas trop mal, nous sommes bien dégagé et le début de descente sous spi se passe bien.

Sortie de la baie de Quiberon, nous partons un peu plus serré au vent que les autres pour aller rapidement vers Belle-Ile, espérant toucher un meilleur angle de vent à la côte pour aller sur la bouée les galères. Mais c’était sans penser que l’arrivée à la bouée serait sur bâbord amure alors qu’une flotte de 20 bateaux arrive tribord (donc prioritaires)!

Cette option va nous obliger à contourner la côte, un peu trop près et résultat on aura du dévent.

Sortie de Belle-Ile, tous les routages, nous indiquent d’aller le plus au large (à fond de gauche), mais le bateau a beaucoup de mal à passer les vagues (est-ce la faute à notre réglage de gréement que nous venons de tester ? 0.5 noeuds de moins que nos polaires habituelles). On va remonter vers Groix en jouant avec les bascules de vent, mais ceux qui auront pris l’option large, vont toucher une bascule de vent (30°) et c’est fini : la partie est jouée. On est à droite et tous ceux qui sont à gauche vont ressortir bien loin devant…

S’en suit, une descente sous spi entre Groix et Belle-île, nous avons toujours un déficit de vitesse sous Spi lorsque qu‘il faut descendre.

Puis à nouveau une remontée vers Groix au près, même si l’état de la mer n’a pas changé, on trouve un meilleur compromis pour passer les vagues. Dans la nuit, l’état de la mer s’améliore et le bateau va de mieux en mieux, cela va limiter la casse car au 2ème tour de Belle-Ile, on devait bien pointer dans les derniers !

Au final, nous finissons 36ème sur 52 (et 6ème sur 7 JPK 10.10). Et ç’est Papillon, un autre JPK 10.10 avec qui nous nous battons sur l’eau lors de nos entrainements, qui gagne l’Armen Race, un sans-faute au niveau tactique.

Vous allez dire pourquoi jouer sur notre gréement lors des courses : Pas d’entraînement au printemps, il faut bien que l’on arrive à trouver notre réglage, alors on prend le risque lors des courses pour cette saison. Au moins, on sait qu’il n’est pas bon !
Après il n’est pas qu’en tort, nous devons nous obliger à faire ce que nous avons décidé, quitte à ce que cela soit dur !

Cap 300 miles

Cap 300 miles

Cette course était qualificative pour la Cap Martinique, il fallait la terminer.
35 bateaux au départ :
13 bateaux en solo (7 sur la ligne d’arrivée),
22 en duo (18 sur la ligne d’arrivée)
Initialement, le parcours faisait 344 miles, pour cause de manque de vent à partir du dimanche midi, il est réduit à 270 miles, mais en fait on va parcourir 330 miles avec l’orientation des vents.

Beaucoup de casse, bateaux, voiles (surtout des spis) et problèmes de pilote… 10 abandons…bref une course qualifiée d’engagée.
« On a eu aussi notre lot de petits ennuis. 2 fois la mâchoire du tangon s’est ouverte. La 2ème fois, grosse cocotte qui a nécessité plus de 30 minutes d’empannages, de fausses pannes pour descendre le spi avec une petite déchirure… »

Départ samedi 29 août à 10h30 dans la baie de Kerjouanno, pour descendre jusqu’au plateau de Rochebonne (à l’ouest de l’Ile de Ré).

Logiquement, nous devons descendre vite avec du vent et des grains… nous décidons de partir avec notre S4 (grand spi solide, un peu plat). Les grains vont être là, mais sans vent, dans la descente, nous faisons un peeling (changement de de SPI) pour passer sur notre S2 (plus grand Spi), A l’approche de Rochebonne, les grains avec vent sont là, on voit les bateaux partir un peu dans tous les sens, les spi s’emmêlent.. bref, il y en a qui sont en combat !

A Rochebonne à 20h50, nous sommes en retard (très en retard) sur les bateaux que l’on doit tenir (2ème groupe de bateau)… s’en suit une remontée au près de plus de 100 miles avec pendant plusieurs heures, des claques à 30 nœuds, sous GV (grand voile) haute et solent (petit génois). Le bateau va bien. A 4h du matin, le vent baisse (15 à 20 nœuds), il faut changer la voile d’avant (c’est parti pour un tack change avec 2 m de creux, ça mouille). A 11h, nouveau tack change pour passer sous grand génois (c’est beaucoup plus calme). Une très bonne option dans le passage des sœurs (entre Houat et Hoëdic) et à 14h45 à Meaban, nous avons recollé les bateaux.

Cela fait plus de 28h que nous sommes partis et on ne peut pas dire que l’on ait pu beaucoup de se reposer ou dormir.

Première boucle faite, on ressort de la baie de Quiberon, direction les Glénans. Les fichiers météo annoncent une bulle d’air en chemin avec du vent qui doit rentrer de terre en Nord-Est. Nous prenons l’option de passer entre Groix et Lorient. La stratégie sera fatale… plus de 2h de pétole à l’arrêt à regarder les bateaux ayant pris l’option sud continuer d’avancer ! On ne sera pas les seuls à s’être fait piéger.

Le retour vers la baie de Quiberon ne sera pas simple à négocier (seul avantage : les 35 miles de descente des Glénans vers Quiberon, vont nous permettre de bien récupérer) car nous allons arriver face au courant et on va tous perdre du temps par rapport à ceux qui étaient devant et qui sont rentrés en baie avant 6h du matin. On a 2h de retard sur le 1er groupe, ce n’est pas beaucoup mais là avec le courant de face sur plus de 10 miles, cela va coûter très cher !

Arrivé, dimanche matin à 11h15 pour finir 12ème sur 35 bateaux, 9 ème sur 22 duo. Pas de regrets, nous n’aurions pas pu mieux faire que la 6ème place…

Mention spéciale pour nos amis Dominique et Jean sur SNA Numérobis (l’autre JPK 10.10) qui nous ont eu dans le rétroviseur pendant longtemps. Bravo les gars!